Les Oméga-3 sont de plus en plus reconnus pour leurs vertus sur la circulation cérébrale et la cognition (cf post du 17 juin dernier)

De là à imaginer qu’ils pourraient jouer un rôle préventif sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer, il n’y avait qu’un pas.
D’autant que les prévisions de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) nous annoncent que le nombre de malades devrait doubler tous les 20 ans et qu’il n’existe toujours pas de traitement préventif.

Une étude menée par l’université du South Dakota aux USA a inclus 166 patients qui ont été répartis en 2 groupes selon leur concentration sanguine en Oméga-3. Une technologie d’imagerie sophistiquée pour mesurer la circulation cérébrale a été utilisée. Et en parallèle chaque participant a été soumis à des tests cognitifs.

Les résultats de cette étude ont confirmé une relation positive entre le taux d’Oméga-3, le débit sanguin cérébral et la cognition.

Et l’amélioration du débit sanguin a été objectivé par l’imagerie dans les régions du cerveau qui sont mobilisée dans l’apprentissage, la mémoire, la dépression et la démence.

Cette étude est intéressante à plus d’un titre.

Elle met en valeur le rôle de l’intervention nutritionnelle sur la santé cérébrale et elle replace l’intérêt d’un régime alimentaire riche en Oméga-3 dans la prévention des processus inflammatoire à l’origine de nombreuses maladies chroniques et notamment les maladies neurodégénératives.

Pour mémoire, c’est le régime Crétois ou Méditerranéen qui a démontré dans de très larges études une action préventive sur l’apparition des maladies neurodégénératives. Dans 9 études sur 12, le régime méditerranéen était associé à une meilleure fonction cognitive, moins de déclin cognitif et un risque réduit de maladie d’Alzheimer.

C’est probablement sa richesse en acides gras Oméga-3 et son bon équilibre (rapport Oméga-6/Oméga-3) qui participe à ces résultats.

Pour mémoire les Oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés, au même titre que les Oméga-6 et se retrouvent principalement dans les poissons gras (sardines, maquereaux, harengs, thon,….), dans certains fruits oléagineux (noix, ..), certaines graines (chia, lin) et dans l’huile de colza et de lin.

Dans un prochain post nous reviendrons sur ce critère essentiel en micronutrition qui est le rapport Oméga-6/ Oméga-3.

A propos de l'auteur

Médecin, micro-nutritionniste, médecin du sport, je suis passionné par la médecine préventive, la prévention du vieillissement, la longévité et l’étude des comportements santé. Je suis l'auteur du Grand Livre des Secrets de la Longévité, sorti le 29 mai 2018 aux Editions Leduc.s.

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