On ne compte plus les bienfaits de la danse sur notre organisme et notre mental. Mais à la question, quel impact de la danse sur le processus de vieillissement, nous n’avions pas encore de réponse scientifique précise. C’est aujourd’hui chose faite.

Une première étude, américaine, menée en 2003 par l’Albert Einstein College of Medicine à New York, s’était intéressée à une population de 469 sujets de plus de 75 ans et avait évalué pendant 5 ans, l’impact de différentes activités de loisirs sur les performances cognitives et sur l’apparition de démences dont l’Alzheimer.

Les activités cérébrales telles que la lecture, l’écriture, les mots croisés (relire mon article du 21 juillet dernier), les puzzles, les jeux de cartes, les jeux de société et la pratique d’un instrument de musique (relire mon article du 23 aout dernier) avaient fait l’objet d’un suivi. De même pour les activités physiques telles que le tennis, le golf, la natation, le vélo, la marche, le ménage et la danse.

Etonnamment, c’est la danse qui avait démontrée la meilleure performance avec une réduction du risque de démence de 76%,  juste devant les jeux de société et la pratique d’un instrument de musique.

Une nouvelle étude, de l’université de Magdebourg en Allemagne s’est intéressée à la plasticité cérébrale de l’hippocampe. La plasticité cérébrale est la capacité de notre cerveau à recréer de nouvelles connexions neuronales. Elle diminue naturellement avec l’âge puis s’effondre dans le très grand âge. L’hippocampe est une zone du cerveau, dont le volume se réduit avec l’âge et qui est impliqué dans la mémoire et l’apprentissage et l’équilibre.

L’hippocampe qui contrôle la mémoire, l’apprentissage et l’équilibre a montré des signes de régénérescence.

52 volontaires en bonne santé, âgés de 68 ans en moyenne ont été répartis en 2 groupes et suivis pendant 18 mois. Le premier groupe a suivi un programme de danse hebdomadaire avec apprentissage chaque semaine de nouvelles chorégraphies (jazz, square, Latino …), le 2ème groupe, un programme classique de fitness et d’endurance avec des exercices répétés de vélo et de marche nordique.

Les participants ont tous été suivis avec des tests cognitifs et une imagerie par IRM pour cartographier l’organisation des tissus cérébraux et mesurer le volume de l’hippocampe.

Et c’est encore la danse qui a montré des résultats étonnants.

D’un côté, des changements de comportements perceptibles en termes d’amélioration de l’équilibre, de bien-être et de qualité de vie dans le groupe danse.

Mais surtout, une augmentation significative du volume de certaines zones de l’hippocampe,  objectivées sur les IRM dans le groupe de danseurs.

La danse pourrait inverser les signes du vieillissement cérébral

Les auteurs de l’étude concluent que le programme d’apprentissage de la danse génère une stimulation cognitive et sensorimotrice très intéressante. Ils recommandent la danse comme un moyen efficace de contrecarrer le vieillissement physique et cognitif. La danse est aussi une technique prometteuse pour conserver la capacité d’équilibre car elle nécessite l’intégration de l’information sensorielle à partir de multiples canaux, auditifs, vestibulaires, visuels et somatosensoriels.

Et pour ce soir,  vous faîtes quoi ?

Sources :

Leisure Activities and the Risk of Dementia in the Elderly

Dancing or Fitness sport. The effects of two training programs on hippocampal plasticity and balance abilities in healthy seniors

Crédit photo  via Visual Hunt

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A propos de l'auteur

Médecin, micro-nutritionniste, médecin du sport, je suis passionné par la médecine préventive, la prévention du vieillissement, la longévité et l’étude des comportements santé. Je suis l'auteur du Grand Livre des Secrets de la Longévité, sorti le 29 mai 2018 aux Editions Leduc.s.

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