Nous savons que les vertus de l’activité physique sont multiples et quasi-illimitées. Concernant l’impact de l’activité physique sur le déclin cognitif on pensait que l’activité physique protégerait du risque de déclin cognitif voire de démence.
Une nouvelle étude britannique remet en cause cette idée reçue.

10 308 participants âgés de 35-55 ans au moment de leur inclusion dans les années 1985 – 88, ont été suivis pendant 28 ans. Leur activité physique (faible, modérée ou importante) a été enregistrée durant toutes ces années.

En parallèle, des tests cognitifs ont été menés et les cas de démence qui sont survenus pendant l’étude ont été répertoriés à partir des données d’hospitalisation, des services de santé mentale et de mortalité.

De façon surprenante, l’analyse finale ne montre aucune association entre le niveau d’activité physique et le risque de déclin cognitif ou de démence. En clair le niveau d’activité physique chez les participants ne joue pas comme on le pensait un rôle neuroprotecteur, les participants n’étant pas plus touchés si leur activité physique était moindre que la durée hebdomadaire recommandée.

En revanche, les auteurs ont constaté que le niveau d’activité physique commençait à décliner chez les patients qui feront une démence et ce, jusqu’à 9 ans avant le diagnostic (-0,39 heure/semaine) et encore plus au moment du diagnostic (-1 heure/semaine).

La baisse de l’activité physique pourrait être le témoin du déclin cognitif ou du risque d’apparition de démence.

A propos de l'auteur

Médecin, micro-nutritionniste, médecin du sport, je suis passionné par la médecine préventive, la prévention du vieillissement, la longévité et l’étude des comportements santé. Je suis l'auteur du Grand Livre des Secrets de la Longévité, sorti le 29 mai 2018 aux Editions Leduc.s.

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