Bloquer le processus de vieillissement en éliminant les cellules sénescentes de l’organisme est une voie de recherche prometteuse qui enthousiasme des équipes de chercheurs dans le monde entier.

La voie de recherche sur les cellules sénescentes vise à identifier des composés qui permettraient d’éliminer les cellules vieillissantes de l’organisme ainsi que les cellules endommagées. Cet effet permettrait d’une part de retarder l’apparition de maladies liées à l’âge telles que l’ostéoporose, l’arthrose, l’Alzheimer et les cancers et d’autre part de ralentir les effets visibles de l’âge.
On comprend mieux pourquoi cette nouvelle voie mobilise autant les chercheurs sur la piste tant convoitée de l’élixir de jouvence.

De nombreuses molécules dites sénolytiques (qui détruisent ces cellules sénescentes) ont été aujourd’hui identifiées (14 dont 11 par la Mayo Clinic, USA) et les publications se multiplient pour rapporter les travaux réalisés.
C’est en expérimentant une protéine qui porte le doux nom de FOXO4-DRI sur des souris vieillissantes ou génétiquement modifiées pour vieillir plus vite, que les équipes de l’Erasmus University Medical Center (Rotterdam, Pays-bas), de l’université de Graz (Autriche) et du Buck Institute for Research on Aging (Californie, USA) ont eu une incroyable surprise : le pelage des souris étudiées s’est mis à repousser.

Cette protéine, la FOXO4-DRI, fait partie des molécules identifiées pour cibler et détruire dans l’organisme les cellules sénescentes, des cellules vieilles qui ne se multiplient plus, ne meurent pas et persistent.
Dans le cadre de l’étude, les cellules des souris ont été soumises à un processus de vieillissement accéléré en les exposant à des rayons X et en leur administrant une chimiothérapie anticancéreuse.

Les souris ont reçu la protéine 3 fois par semaine pendant 10 mois et les résultats sur leur santé, dont la densité des poils et leur niveaux d’activité physique ont été recueillis.

La protéine a démontré qu’elle favorisait l’apoptose des cellules sénescentes, c’est à dire qu’elle permettait l’auto-élimination de ces cellules âgées qui, je vous le rappelle ne veulent pas mourir. De même, le traitement a montré qu’il neutralisait la toxicité causée par la chimiothérapie ce qui manifeste d’un effet protecteur sur les altérations liées à l’âge.

Mais c’est surtout la découverte inattendue sur les poils des souris qui donne soudainement un coup d’accélérateur à cette protéine. En effet, cette découverte pourrait avoir des débouchés commerciaux considérables sur un sujet, la perte des cheveux chez l’homme qui reste un domaine à très fort potentiel.

Mais comme toujours de nombreuses études devront être réalisées pour démontrer l’efficacité et la tolérance de cette molécule avant que cette protéine ne soit utilisable chez l’homme. Elle pourrait si les études cliniques le démontrent, devenir un traitement révolutionnaire contre la perte de cheveux mais aussi contre certains  effets du vieillissement.

Source :

Targeted Apoptosis of Senescent Cells Restores Tissue Homeostasis in Response to Chemotoxicity and Aging

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A propos de l'auteur

Médecin, micro-nutritionniste, médecin du sport, je suis passionné par la médecine préventive, la prévention du vieillissement, la longévité et l’étude des comportements santé. Je suis l'auteur du Grand Livre des Secrets de la Longévité, sorti le 29 mai 2018 aux Editions Leduc.s.

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2 Réponses

  1. Tamara

    Bonjour
    Je m’intéresse à la médecine hollistique, la médecine naturelle et la médecine anti-âge. Je voudrais m’inscrire à votre newsletter et aussi voir si vous donnez des consultations sur Paris.
    Bien cordialement
    Tamara

    Répondre
    • Pascal Douek

      Bonjour Tamara,

      Merci pour votre intérêt pour mon blog. Vous avez une petite fenêtre qui apparait sur le blog pour vous abonner.
      J’ai en effet le projet d’ouvrir une consultation prévention du vieillissement.
      Cordialement.
      Pascal

      Répondre

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