Vous aimeriez vivre centenaire, et de plus en bonne santé ? Vous avez de la chance car une vaste équipe de chercheurs écossais, épidémiologistes et généticiens, de l’université d’Edimbourg vient d’exaucer vos souhaits.

 

Et comme il s’agit de chercheurs en génétique, ils ont cherché à identifier les relations entre génétique et comportements et évalué ceux qui étaient associés à une meilleure longévité. Pour ce faire, ils ont passé en revue 25 études menées en Australie, en Europe et en Amérique du Nord sur plus de 606 000 sujets.

Le tabac et les maladies chroniques comme facteurs négatifs

Le premier des enseignements, qui ne vous surprendra pas, est que pour vivre longtemps et en bonne santé, il faut bannir définitivement la cigarette. Fumer un paquet par jour diminuerait l’espérance de vie de 7 ans en moyenne. Mais ce n’est pas parce que vous êtes fumeur que tout est perdu. Dire adieu au tabac permettrait de regagner progressivement les années perdues.

Le deuxième enseignement est lié à la présence d’une maladie chronique comme le diabète, une hypercholestérolémie, une maladie cardiovasculaire qui touche les artères coronaires et qui diminuerait là encore l’espérance de vie.

Troisième enseignement, le surpoids. Chaque point d’IMC (Indice de Masse Corporelle, il se calcule en fonction du poids et de la taille et est un indicateur des risques liés au surpoids chez l’adulte) supérieur à la normale (au-dessus de 25) amputerait l’espérance de vie de 7 mois environ. Mais là encore, rien n’est perdu, une perte de poids d’un kilo suffirait à regagner 2 mois de vie.

Niveau d’éducation, curiosité et bon cholestérol comme facteurs positifs

Quatrième enseignement, le niveau d’éducation qui jouerait cette fois un rôle positif. En effet, chaque année d’étude supérieure (après le baccalauréat) permettrait de gagner 11 mois d’espérance de vie.

Enfin l’ouverture d’esprit, la curiosité serait un élément qui favoriserait également la longévité.

Les auteurs concluent qu’arrêter de fumer, avoir un niveau d’éducation élevé, une grande ouverture d’esprit, un HDL cholestérol élevé (le bon cholestérol) sont des facteurs positivement corrélés à l’espérance de vie.

Alors qu’à l’inverse, être atteint d’une maladie coronaire, le nombre de cigarettes quotidiennes, un cancer du poumon, un diabète de type 2 et un surpoids seraient négativement corrélés à l’espérance de vie.

Le point également intéressant mais néanmoins plus complexe est l’analyse génétique. 3 gènes ont été identifiés comme ayant une influence significative sur l’espérance de vie.

Ce qui amène les auteurs à conclure que la longévité est en partie déterminée par une prédisposition génétique à certaines maladies mais également, et c’est ce dernier point qui est important, à des facteurs de risques qui sont eux modifiables (cigarettes, surpoids, cholestérol, ….). Et enfin, concernant le diabète je vous invite à relire mon post du 15 septembre dernier qui aborde la réversibilité de cette maladie.

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Source :

Genome-wide meta-analysis associates HLA-DQA1/DRB1 and LPA and lifestyle factors with human longevity

Crédit Photo : cobalt123 via Visual Hunt / CC BY-NC-SA

A propos de l'auteur

Médecin, micro-nutritionniste, médecin du sport, je suis passionné par la médecine préventive, la prévention du vieillissement, la longévité et l’étude des comportements santé. Je suis l'auteur du Grand Livre des Secrets de la Longévité, sorti le 29 mai 2018 aux Editions Leduc.s.

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Une réponse

  1. De corlieu

    Donc il faut que j’arrête de fumer 🙁 sans doute avec ma nouvelle vie professionnelle … je t’embrasse

    Répondre

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